Que reste-t-il de la solidarité ouvrière ?

Par Martin Kuhlmann, Michael Schumann
La plupart des firmes automobiles ont désormais mis en place de nouvelles formes d’organisation du travail dans les ateliers. Celles-ci confèrent souvent une grande autonomie de décision aux ouvriers. Dans quelle mesure ces changements entraînent-ils pour les ouvriers de nouvelles représentations de l’usine, du travail et des restructurations organisationnelles au sein de l’atelier ? Dans les formes d’organisation tayloristes, les ouvriers vivaient essentiellement leur travail comme une épreuve, et dévalorisaient leur statut dans l’entreprise. Précisément à cause de cela, la volonté de coopérer, un sens de la fraternité et une solidarité inscrite dans le travail guidaient les comportements quotidiens des ouvriers. L’introduction des nouvelles politiques d’organisation du travail telles que le travail en groupe engendreront-elles le déclin de la solidarité ouvrière traditionnelle et faciliteront-elles l’apparition d’une compétition interne et d’une discrimination envers les ouvriers diminués ?
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