Mémoires mortes ou vives

Introduction
Transmission de la parenté chez les migrants
Par Frédérique Fogel
Partant du constat que toute migration entraîne des ruptures familiales et mémorielles, cet article interroge les relations entre parenté et mémoire dans le contexte migratoire particulier des déplacements circulaires entre l’Afrique et la France. Pour les adultes-parents comme pour leurs enfants, et quel que soit leur lieu de naissance, « parler famille » signifie « parler migration ». La différence tient au rapport au temps de chaque génération. La mémoire des premiers est celle de leur enfance, du lignage, de la filiation : c’est une mémoire « morte », figée dans le passé. La mémoire des seconds est « vive » car elle décrit les relations actuelles entre les personnes présentes en y intégrant les personnes de passage. En l’absence d’une transmission directe, la circulation migratoire permet la connaissance et la pratique des liens de parenté, donc cette construction mémorielle qui fonde la continuité de la filiation.
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